L’abdominoplastie : chirurgie validé par plusieurs personnes

août 4, 2020 0 Par Sandro Caputo

 

abdominoplastie-Paris--

L’abdominoplastie est l’une des opérations les plus fréquemment pratiquées par le chirurgien plasticien et le chirurgien général, mais il n’y a pas de consensus sur le moment et la manière de la pratiquer en cas de hernie ventrale associée. L’objectif de cette étude est de mener une revue de littérature détaillée et d’analyser les aspects techniques de l’abdominoplastie avec des preuves médicales, en particulier lorsqu’elle est associée à la réparation d’une hernie incisionnelle.

Méthode

Une recherche sur PubMed est effectuée avec les termes abdominoplastie et abdominoplastie avec hernie, avec la limitation dans le temps des années 1990-2014.

Résultats

Les avantages de l’abdominoplastie en tant que procédure fonctionnelle, et pas seulement esthétique, sont décrits. Les scénarios cliniques possibles et leur prise en charge chirurgicale sont classés. La morbidité de la procédure et sa prévention sont analysées.

Conclusions

L’abdominoplastie est une technique esthétique et fonctionnelle qui apporte des bénéfices physiques et psychologiques au patient. Elle doit être considérée comme une possibilité pour toute reconstruction de hernie, tant qu’elle ne gêne pas ses performances ou n’augmente pas sa morbidité. La formation multidisciplinaire du chirurgien est essentielle pour minimiser ces complications.

L’abdominoplastie (AP) est considérée comme une procédure cosmétique visant à enlever l’excès de peau et de graisse et à corriger la laxité de la paroi abdominale (AP). Le diastasis recti associé à une hernie ombilicale est un problème très courant, opéré par les chirurgiens plasticiens et les chirurgiens généralistes. La technique de la PA est bien connue, mais lorsqu’une hernie ventrale est associée, l’intervention est considérée comme un geste généralement inutile par la plupart des chirurgiens généralistes, qui se concentrent principalement – et parfois presque exclusivement – sur la réparation des hernies. Actuellement, il n’y a pas de recommandation sur la technique à choisir dans chaque cas spécifique. En outre, les scénarios possibles peuvent être multiples, allant d’une petite hernie ombilicale associée à un diastasis du rectum à une faiblesse généralisée de la tension artérielle avec une hernie incisionnelle à plusieurs reprises ou à une personne morbidement obèse avec perte de ses droits au logement.

Généralement, le chirurgien généraliste confronté à ces situations n’a ni les connaissances ni l’expérience nécessaires pour effectuer une AP adaptée au problème de son patient, et dans ces conditions, la morbidité de l’intervention peut être considérable, voire inacceptable. Pour toutes ces raisons, il est courant dans la pratique clinique que le chirurgien généraliste ne pratique pas les deux techniques, mais avec cette attitude, nous oublions les avantages fonctionnels et esthétiques qu’une réparation complète de la PA apporte aux patients.

Actuellement, une nouvelle tendance semble se dessiner dans l’approche des hernies, d’une approche plus centrée sur le patient, où l’on tente de considérer ces deux opérations comme complémentaires au même problème, et ses complications potentielles comme évitables grâce à une technique minutieuse et raffinée1, 2, 3.

 

Pourquoi associer une abdominoplastie à la réparation d’une hernie ?

La PA ne doit pas être considérée comme une chirurgie visant à remodeler l’abdomen et à rendre le patient « plus beau ». L’AP est une intervention chirurgicale qui apporte des changements bénéfiques au patient dans trois dimensions (esthétique, physique et psychologique). Il a été démontré que l’ablation du tissu adipeux excédentaire, la plicature du rectum et la correction de la hernie entraînent des améliorations physiques, sociales et psychologiques qui modifient le pronostic du patient. Pour ces raisons, bien que l’AP soit toujours considérée comme une technique essentiellement cosmétique, ses avantages fonctionnels ne doivent pas être sous-estimés : l’élimination de tout excès de peau et de tissu adipeux favorise une meilleure hygiène et réduit les infections cutanées, renforce les structures musculaires de la PA en réduisant la taille et en améliorant le tonus musculaire (moins de poids, meilleure position et déambulation), stabilise la colonne vertébrale au niveau lombaire (modifie l’angle de lordose lombaire et l’inclinaison sacrée), réduit les lombalgies, élimine les cicatrices et permet la réparation de toute hernie associée, ce qui améliore l’image perçue de notre corps (meilleure estime de soi), la satisfaction personnelle (meilleure qualité de vie), l’anxiété et les relations interpersonnelles5, 6, 7, 8, 9. Tous ces changements doivent être compris comme positifs pour les soins post-opératoires globaux et intégraux du patient.

D’un point de vue chirurgical, l’AP offre également des avantages purement techniques :

L’incision AP permet d’approcher la hernie à distance, à travers une zone non perturbée de la PA, ce qui facilite la dissection des plans anatomiques avec moins de risque d’infection.

Une fois le volet levé, il permet une évaluation complète de toutes les structures du PA avant de décider de la procédure de reconstruction.

La PA avec hernioplastie et renforcement prothétique offre des avantages par rapport à la chirurgie laparoscopique et à la réparation ouverte sans approximation de la ligne médiane et fermeture du défaut. Dans l’hernioplastie de renforcement, le filet rétablit la fonction musculo-aponévrotique de la PA et favorise la répartition des pressions sur toute la surface de réparation, minimisant le risque de récidive (ce qui ne se produit pas dans les approches précédentes avec le filet de remplacement ou avec la laparoscopie classique).

Vous pouvez faire confiance à ces différents site web pour en savoir plus : https://www.doctissimo.fr, https://sante.journaldesfemmes.fr, https://www.crpce.com, https://www.dr-belhassen-chirurgien-esthetique.fr, https://acteurdemasante.lu, https://www.christophelaveaux.fr .

Contrairement à l’approche laparoscopique, il n’est pas toujours nécessaire de laisser un filet en position intra-abdominale, ce qui évite les risques d’adhérences, d’érosion et de lésions viscérales que l’on peut attendre même à long terme.

Planification préopératoire

Une technique sûre doit toujours inclure un historique médical détaillé, qui est essentiel pour identifier tout risque potentiel pendant l’opération. Il a été démontré que les fumeurs actifs sont plus exposés au risque de complications des plaies, en particulier l’infection et la nécrose, et que cette complication est directement liée au nombre d’années et de cigarettes consommées. Les obèses sont également exposés à un risque accru d’infection, de sérome et de thromboembolie veineuse (niveau de preuve ii). Ces deux groupes de patients doivent être considérés comme à haut risque, et si possible, le tabac doit être retiré au moins un mois plus tôt, et le poids doit être réduit ou contrôlé.

L’examen physique doit être effectué en position couchée et debout. Il faut évaluer le teint de la peau, la quantité de graisse en excès, la zone où elle s’accumule et l’état des muscles de la TA. Il est important d’écarter les autres hernies (inguinales, ombilicales ou épigastriques) et d’évaluer les cicatrices antérieures d’autres interventions chirurgicales (appendice, césarienne, sous-costale, etc.) qui pourraient forcer un changement de conception. En cas de diastasis rectal important ou de petite hernie, il peut être conseillé de préparer le patient avec un élastique pendant un mois, pour adapter la situation pulmonaire.

En cas de hernie incisionnelle modérée ou importante, l’étude doit être complétée par une spirométrie (étude de la capacité pulmonaire) et une tomographie, et une procédure adjuvante à la toxine botulique et/ou au pneumopéritoine doit être envisagée. Tous les patients doivent être évalués par un anesthésiste avant l’opération. Toute maladie ou traitement pharmacologique (aspirine, anticoagulants, anti-inflammatoires, etc.) doit être enregistré, et son risque doit être planifié selon la classification américaine d’anesthésiologie (ASA).