La médecine esthétique regroupe les traitements médicaux non chirurgicaux ou faiblement invasifs destinés à améliorer l’apparence, la qualité de la peau, les volumes du visage, la silhouette ou certains signes du vieillissement.
Contrairement à la chirurgie esthétique, elle repose généralement sur des actes réalisés sans incision importante ni anesthésie générale. Les principales familles de traitements comprennent les injections, les lasers, les appareils utilisant différentes formes d’énergie, les peelings, le microneedling et certains traitements corporels.
Il n’existe cependant pas une prestation adaptée à tout le monde. Le choix dépend de l’âge, de l’anatomie, de la qualité de la peau, de l’indication, des antécédents médicaux et du résultat recherché.
Les injections de toxine botulique
La toxine botulique est principalement utilisée pour diminuer temporairement l’activité de certains muscles responsables des rides d’expression.
Elle peut notamment être proposée pour traiter :
- les rides horizontales du front ;
- la ride du lion entre les sourcils ;
- les rides de la patte-d’oie ;
- certaines rides du nez ;
- le sourire gingival ;
- les contractions excessives du menton ;
- les cordes musculaires du cou ;
- un muscle masséter très développé ;
- certaines asymétries faciales.
Le traitement ne remplit pas directement les rides. Il réduit l’action musculaire qui les provoque. Son effet apparaît progressivement et reste temporaire.
La toxine botulique peut également être utilisée dans certaines indications médicales, notamment contre la transpiration excessive, le bruxisme ou certaines contractions musculaires, lorsque cela est médicalement justifié.
Elle doit être distinguée des produits de comblement, dont le fonctionnement et les indications sont différents.
Les injections d’acide hyaluronique
L’acide hyaluronique est une substance naturellement présente dans l’organisme. En médecine esthétique, il est utilisé sous forme de gels injectables présentant différentes densités et propriétés.
Selon le produit choisi, il peut servir à hydrater les tissus, combler un creux, restaurer un volume ou redessiner certaines structures du visage.
Les principales indications comprennent :
- l’augmentation ou la redéfinition des lèvres ;
- les sillons nasogéniens ;
- les plis d’amertume ;
- les ridules péribuccales ;
- les pommettes ;
- les joues creuses ;
- les tempes ;
- le menton ;
- la ligne mandibulaire ;
- certains cernes ;
- certaines asymétries ;
- les cicatrices en creux ;
- le rajeunissement des mains ;
- la restauration globale des volumes du visage.
Le résultat est temporaire. Sa durée varie selon le produit, la zone traitée, la quantité injectée et le métabolisme du patient.
L’augmentation et la redéfinition des lèvres
Les injections des lèvres constituent une prestation à part entière. Elles peuvent répondre à plusieurs objectifs :
- augmenter légèrement le volume ;
- redessiner l’arc de Cupidon ;
- améliorer la symétrie ;
- corriger une lèvre très fine ;
- restaurer un volume perdu avec l’âge ;
- mieux définir le contour ;
- atténuer certaines ridules verticales ;
- améliorer l’équilibre entre la lèvre supérieure et la lèvre inférieure.
Un traitement naturel ne consiste pas nécessairement à créer des lèvres volumineuses. Il peut simplement restaurer une proportion plus harmonieuse.
Le traitement des cernes
Les cernes peuvent avoir plusieurs origines : creux anatomique, pigmentation, transparence vasculaire, poches graisseuses, relâchement ou combinaison de plusieurs facteurs.
Lorsqu’un véritable creux est présent, une injection très prudente peut parfois être envisagée. Cependant, tous les cernes ne doivent pas être injectés.
D’autres solutions peuvent être préférables :
- laser pigmentaire ;
- peeling adapté ;
- traitement vasculaire ;
- mésothérapie ;
- soins dermatologiques ;
- chirurgie des paupières lorsque des poches importantes sont présentes.
Cette zone exige une excellente connaissance de l’anatomie et une sélection rigoureuse des patients.
La rhinoplastie médicale
La rhinoplastie médicale utilise généralement un produit de comblement pour modifier temporairement certains contours du nez sans chirurgie.
Elle peut permettre de :
- masquer une petite bosse ;
- corriger une légère irrégularité ;
- améliorer le profil ;
- soutenir une pointe légèrement tombante ;
- harmoniser certaines proportions.
Elle ne permet pas de réduire réellement la taille du nez, de traiter une obstruction respiratoire ou de corriger toutes les déformations. Elle ne remplace donc pas une rhinoplastie chirurgicale lorsque l’indication est structurelle ou fonctionnelle.
Le nez étant une zone vasculaire sensible, cette intervention exige une qualification médicale particulière.
Le remodelage du menton
L’injection du menton peut améliorer l’équilibre du profil et les proportions du bas du visage.
Elle peut être proposée pour :
- projeter un menton légèrement en retrait ;
- allonger visuellement le bas du visage ;
- corriger une petite asymétrie ;
- améliorer la continuité entre le menton et la mâchoire ;
- atténuer certains plis sous la lèvre inférieure.
Le résultat dépend de l’ensemble du profil, notamment du nez, des lèvres, du cou et de la ligne mandibulaire.
Le contour mandibulaire ou jawline
La redéfinition de la mâchoire vise à rendre le contour du bas du visage plus net.
Elle peut associer :
- des injections de produit de comblement ;
- un traitement de la contraction des masséters ;
- une technique de raffermissement cutané ;
- un traitement de la graisse sous-mentonnière ;
- une amélioration du menton.
La jawline ne correspond donc pas toujours à une seule injection. Une analyse globale est nécessaire pour distinguer un manque de structure osseuse, un relâchement, un excès graisseux ou un muscle trop volumineux.
Le lifting médical ou Full Face
Le traitement Full Face correspond à une prise en charge globale du visage.
Plutôt que de traiter isolément une ride, le praticien étudie :
- les pertes de volume ;
- les proportions ;
- le soutien des tissus ;
- les mouvements musculaires ;
- la qualité de la peau ;
- les zones d’ombre ;
- les asymétries ;
- le vieillissement du cou et du bas du visage.
Le protocole peut combiner acide hyaluronique, toxine botulique, traitements cutanés et technologies de raffermissement.
Un lifting médical peut apporter une amélioration, mais il ne reproduit pas les effets d’un lifting chirurgical lorsque le relâchement est important.
Les inducteurs de collagène
Les inducteurs de collagène sont des produits injectables conçus pour stimuler progressivement la production de collagène par l’organisme.
Ils peuvent être utilisés pour :
- améliorer la fermeté ;
- restaurer progressivement certains volumes ;
- traiter une peau devenue plus fine ;
- améliorer certaines zones du visage ;
- traiter le cou ou le décolleté ;
- améliorer le relâchement de certaines parties du corps.
Le résultat est généralement progressif. Contrairement à certains produits de comblement, l’effet ne repose pas uniquement sur le volume injecté, mais sur la réaction biologique des tissus.
Les différents produits ne possèdent pas les mêmes propriétés, ni les mêmes indications, ni les mêmes possibilités de correction en cas de résultat insatisfaisant.
Les skinboosters
Les skinboosters sont des injections superficielles destinées principalement à améliorer l’hydratation et la qualité de la peau.
Ils peuvent être proposés pour :
- une peau déshydratée ;
- un teint terne ;
- de fines ridules ;
- une perte de souplesse ;
- le visage ;
- le cou ;
- le décolleté ;
- les mains.
Ils n’ont pas pour objectif principal de modifier les volumes du visage. Leur action est plus discrète et concerne surtout la texture, l’élasticité et l’hydratation cutanée.
La mésothérapie esthétique
La mésothérapie consiste à réaliser de petites injections superficielles contenant des substances choisies selon l’indication et le protocole.
Elle peut viser :
- l’hydratation ;
- l’éclat du teint ;
- l’amélioration de la texture ;
- la prévention de certains signes du vieillissement ;
- le traitement du cuir chevelu ;
- l’amélioration de certaines zones corporelles.
Les compositions varient selon les produits employés. Il est essentiel de connaître exactement les substances injectées et leur statut réglementaire.
Le PRP
Le plasma riche en plaquettes est préparé à partir d’un prélèvement sanguin effectué chez le patient. Le sang est ensuite traité afin d’isoler une fraction plasmatique enrichie en plaquettes.
Le PRP peut être utilisé pour :
- améliorer la qualité de la peau ;
- accompagner certains traitements des cicatrices ;
- stimuler le cuir chevelu ;
- accompagner la prise en charge de certaines formes de chute de cheveux ;
- améliorer la récupération après certains actes.
Les résultats varient fortement selon l’indication, le patient et le protocole utilisé. Plusieurs séances peuvent être nécessaires.
Les traitements régénératifs autologues
Certaines pratiques utilisent des éléments prélevés sur le patient dans une démarche dite régénérative.
Selon le contexte médical, il peut s’agir de :
- plasma ;
- fibrine riche en plaquettes ;
- concentrés plaquettaires ;
- graisse autologue ;
- cellules ou fractions tissulaires autorisées dans un cadre précis.
Ces traitements ne doivent pas être confondus entre eux. Leur niveau de preuve, leur réglementation et leurs indications diffèrent.
Certaines procédures relèvent davantage de la chirurgie que de la médecine esthétique classique.
Le microneedling
Le microneedling utilise un dispositif muni de micro-aiguilles qui réalisent de minuscules perforations contrôlées de la peau.
L’objectif est de stimuler les mécanismes naturels de réparation et la production de collagène.
Il peut être proposé pour améliorer :
- les cicatrices d’acné ;
- les pores visibles ;
- le grain de peau ;
- certaines taches ;
- les ridules ;
- certaines cicatrices ;
- les vergetures ;
- une texture irrégulière ;
- une légère perte de fermeté.
Le microneedling peut parfois être associé au PRP, à certains produits topiques ou à la radiofréquence.
La radiofréquence avec microneedling
La radiofréquence fractionnée par micro-aiguilles associe des perforations contrôlées à la diffusion d’énergie thermique dans les tissus.
Elle peut être utilisée pour :
- raffermir légèrement la peau ;
- améliorer les cicatrices d’acné ;
- resserrer visuellement les pores ;
- améliorer certaines ridules ;
- traiter une texture irrégulière ;
- améliorer certaines zones du visage ou du corps.
La profondeur des aiguilles et la quantité d’énergie doivent être adaptées à la zone, à l’épaisseur de la peau et au phototype.
La radiofréquence externe
La radiofréquence non invasive délivre de la chaleur dans les tissus sans utiliser nécessairement d’aiguilles.
Elle vise principalement à stimuler le collagène et à améliorer modérément la fermeté.
Elle peut être proposée sur :
- le visage ;
- le cou ;
- le décolleté ;
- l’abdomen ;
- les bras ;
- les cuisses ;
- les genoux.
Les résultats sont généralement progressifs et plus discrets que ceux d’une intervention chirurgicale.
Les ultrasons focalisés
Les ultrasons focalisés délivrent de l’énergie à différentes profondeurs sous la peau.
Ils peuvent être proposés pour :
- améliorer modérément l’ovale du visage ;
- raffermir certaines zones ;
- traiter le cou ;
- améliorer une légère laxité cutanée ;
- travailler certaines zones du corps selon les appareils.
Le traitement ne retire pas l’excès de peau et ne remplace pas un lifting lorsque le relâchement est important.
Les fils tenseurs
Les fils tenseurs sont introduits sous la peau afin de soutenir temporairement certains tissus.
Selon leur type, ils peuvent produire :
- un effet de traction mécanique ;
- une stimulation progressive du collagène ;
- une légère amélioration de l’ovale ;
- un repositionnement modéré de certains tissus.
Ils peuvent être proposés au niveau :
- des joues ;
- de la ligne mandibulaire ;
- des sourcils ;
- du cou ;
- de certaines zones corporelles.
Le résultat, la durée et les risques dépendent du type de fil, de la technique et de l’anatomie du patient. Les fils tenseurs ne constituent pas l’équivalent d’un lifting chirurgical.
Les lasers de resurfaçage
Les lasers de resurfaçage agissent sur les couches superficielles ou plus profondes de la peau afin de provoquer un renouvellement contrôlé.
Ils peuvent traiter :
- les ridules ;
- les rides ;
- les cicatrices d’acné ;
- certaines cicatrices chirurgicales ;
- les taches ;
- une texture irrégulière ;
- les dommages liés au soleil ;
- une perte de tonicité modérée.
Les lasers peuvent être ablatifs, non ablatifs ou fractionnés. L’intensité du traitement influence les résultats, les suites, la durée de récupération et les risques pigmentaires.
Le resurfaçage laser peut réduire l’apparence de rides, de cicatrices et de différentes irrégularités cutanées.
Les lasers pigmentaires
Les lasers pigmentaires ciblent certaines concentrations de mélanine.
Ils peuvent être proposés pour traiter :
- les lentigos solaires ;
- certaines taches brunes ;
- certaines pigmentations superficielles ;
- certaines taches de naissance ;
- certains tatouages.
Toutes les pigmentations ne doivent pas être traitées au laser. Une lésion suspecte doit être examinée médicalement avant tout traitement esthétique.
Le mélasma exige également une grande prudence, car certaines technologies peuvent l’aggraver.
Les lasers vasculaires
Les lasers vasculaires ciblent l’hémoglobine contenue dans les vaisseaux sanguins.
Ils peuvent être utilisés pour :
- la couperose ;
- certaines rougeurs ;
- des petits vaisseaux visibles ;
- certains angiomes ;
- certaines cicatrices rouges ;
- certains vaisseaux des jambes ;
- certaines lésions vasculaires bénignes.
Le choix du laser dépend notamment de la profondeur, du diamètre et de la couleur des vaisseaux.
La lumière intense pulsée
La lumière intense pulsée, souvent appelée IPL, n’est pas un laser. Elle diffuse plusieurs longueurs d’onde et peut cibler différentes anomalies cutanées.
Elle peut être proposée pour :
- les taches solaires ;
- les rougeurs diffuses ;
- certains vaisseaux ;
- le photorajeunissement ;
- l’épilation ;
- l’amélioration globale du teint.
Elle ne convient pas à toutes les peaux ni à toutes les périodes de l’année. Le bronzage et l’exposition solaire augmentent notamment certains risques.
La photobiomodulation et les LED
Les LED utilisent différentes longueurs d’onde lumineuses à faible intensité.
Elles peuvent être intégrées à un protocole pour :
- apaiser une inflammation ;
- accompagner la récupération après un acte ;
- améliorer certaines formes d’acné ;
- favoriser la cicatrisation ;
- soutenir certains traitements anti-âge ;
- réduire temporairement certaines rougeurs.
La lumière rouge est notamment proposée dans certains protocoles concernant les signes du vieillissement, même si les résultats varient selon les appareils et les indications.
L’épilation laser
L’épilation laser cible la mélanine présente dans le poil afin d’endommager progressivement le follicule pileux.
Elle peut être réalisée sur de nombreuses zones :
- visage ;
- aisselles ;
- bras ;
- jambes ;
- maillot ;
- dos ;
- torse ;
- épaules ;
- cou.
Plusieurs séances sont nécessaires, car tous les poils ne se trouvent pas simultanément dans la phase de croissance sensible au laser.
Les résultats dépendent de la couleur du poil, de la couleur de la peau, de la zone, des facteurs hormonaux et du type d’appareil.
On parle généralement de réduction durable de la pilosité plutôt que de disparition absolue et définitive de tous les poils.
Le détatouage laser
Le détatouage repose principalement sur des lasers capables de fragmenter les pigments du tatouage.
Le nombre de séances dépend :
- des couleurs ;
- de la profondeur ;
- de la densité du pigment ;
- de l’ancienneté du tatouage ;
- de la zone anatomique ;
- du type de peau ;
- de la réaction individuelle.
Certaines couleurs sont plus difficiles à éliminer que d’autres. Un effacement complet ne peut pas toujours être garanti.
La beauté n’est que le dévoilement d’une obscurité tombée et de la lumière qui en est sortie. Alda Merini
Les peelings chimiques
Le peeling consiste à appliquer une substance chimique afin de provoquer une exfoliation contrôlée.
Il existe plusieurs profondeurs de peeling :
- superficiel ;
- moyen ;
- profond.
Selon le produit et la profondeur, il peut être utilisé pour :
- raviver le teint ;
- réduire certaines imperfections ;
- améliorer la texture ;
- atténuer certaines taches ;
- diminuer certaines ridules ;
- accompagner le traitement de l’acné ;
- améliorer certaines cicatrices superficielles.
Plus le peeling est profond, plus les suites et les risques sont importants. Les peelings font partie des principales techniques de rajeunissement cutané.
L’hydrafacial et les soins hydradermabrasifs
Les traitements hydradermabrasifs associent généralement plusieurs étapes :
- nettoyage ;
- exfoliation ;
- aspiration des impuretés ;
- application de solutions hydratantes ;
- protection cutanée.
Ils visent principalement à procurer :
- un teint plus lumineux ;
- une sensation de peau plus propre ;
- une hydratation temporaire ;
- une texture plus douce ;
- une amélioration superficielle des pores.
Ils ne doivent pas être présentés comme équivalents à un laser, un peeling médical profond ou une injection.
La microdermabrasion
La microdermabrasion réalise une exfoliation mécanique superficielle de la peau.
Elle peut améliorer temporairement :
- l’éclat ;
- la douceur ;
- certaines irrégularités superficielles ;
- un teint légèrement terne ;
- une texture inégale.
Elle reste moins profonde que de nombreux peelings ou lasers. Plusieurs séances peuvent être nécessaires.
Les traitements médicaux de l’acné
La médecine esthétique peut compléter la prise en charge dermatologique de l’acné, mais elle ne remplace pas le diagnostic et le traitement médical de la maladie.
Selon la situation, le protocole peut comprendre :
- traitements topiques ;
- traitements médicamenteux ;
- peelings ;
- LED ;
- lasers ;
- extraction médicale de certaines lésions ;
- traitement des rougeurs ;
- traitement secondaire des cicatrices.
Les cicatrices ne doivent généralement être traitées qu’après contrôle suffisant de l’acné active.
Le traitement des cicatrices d’acné
Toutes les cicatrices d’acné ne sont pas identiques.
On distingue notamment :
- les cicatrices étroites et profondes ;
- les cicatrices en creux ;
- les cicatrices à bords nets ;
- les cicatrices adhérentes ;
- les cicatrices épaisses ;
- les marques rouges ;
- les marques pigmentées.
Les traitements possibles comprennent :
- microneedling ;
- laser fractionné ;
- radiofréquence fractionnée ;
- peelings ciblés ;
- subcision ;
- injections ;
- traitement vasculaire ;
- traitement pigmentaire ;
- techniques combinées.
Une combinaison de plusieurs méthodes est souvent nécessaire.
La subcision
La subcision consiste à libérer mécaniquement les adhérences fibreuses qui tirent certaines cicatrices vers la profondeur.
Elle peut être utilisée pour certaines cicatrices d’acné déprimées ou adhérentes.
Elle peut être associée à :
- un produit de comblement ;
- un inducteur de collagène ;
- un laser ;
- un microneedling ;
- une radiofréquence fractionnée.
Cette technique n’est pas adaptée à toutes les cicatrices.
Le traitement des pores et de la texture cutanée
Les pores ne peuvent pas être supprimés, car ils font partie de la structure normale de la peau. Leur apparence peut toutefois être réduite.
Les options comprennent :
- rétinoïdes prescrits ou cosmétiques adaptés ;
- peelings ;
- microneedling ;
- radiofréquence fractionnée ;
- lasers fractionnés ;
- traitement de l’excès de sébum ;
- amélioration de l’hydratation cutanée.
Le traitement dépend de la cause : peau grasse, relâchement, cicatrices, photovieillissement ou génétique.
Le traitement des taches et du mélasma
Les troubles pigmentaires doivent être diagnostiqués avant d’être traités.
Les options possibles comprennent :
- protection solaire ;
- soins dépigmentants ;
- traitements médicaux topiques ;
- peelings ;
- lasers pigmentaires ;
- lumière intense pulsée ;
- protocoles combinés.
Le mélasma est souvent chronique et récidivant. Un traitement trop agressif peut provoquer une inflammation et aggraver la pigmentation.
Le traitement de la rosacée et des rougeurs
La rosacée est une affection dermatologique chronique. Sa prise en charge peut associer :
- soins adaptés ;
- médicaments topiques ;
- traitements oraux ;
- laser vasculaire ;
- lumière intense pulsée ;
- contrôle des facteurs déclenchants.
La médecine esthétique peut améliorer les rougeurs et certains vaisseaux, mais ne guérit pas définitivement la prédisposition à la rosacée.
Le traitement des cicatrices
Les cicatrices peuvent être :
- rouges ;
- pigmentées ;
- creuses ;
- épaisses ;
- rétractiles ;
- adhérentes ;
- élargies ;
- chéloïdes.
Selon leur nature, les traitements peuvent comprendre :
- laser vasculaire ;
- laser fractionné ;
- microneedling ;
- radiofréquence ;
- injections médicales ;
- silicone ;
- massage ;
- subcision ;
- correction chirurgicale ;
- camouflage médical.
Une cicatrice ne disparaît généralement pas complètement, mais son apparence peut souvent être améliorée.
Le traitement des vergetures
Les vergetures correspondent à une modification profonde du derme. Elles peuvent être rouges, violacées ou blanches selon leur ancienneté.
Les prestations proposées comprennent :
- lasers fractionnés ;
- laser vasculaire pour certaines vergetures récentes ;
- microneedling ;
- radiofréquence fractionnée ;
- traitements combinés ;
- soins topiques dans certaines situations.
Le traitement peut les rendre moins visibles, mais ne permet généralement pas de les effacer totalement. (Académie Américaine de Dermatologie)
Le traitement du relâchement du visage
Un relâchement léger ou modéré peut parfois être amélioré par :
- radiofréquence ;
- ultrasons focalisés ;
- fils tenseurs ;
- inducteurs de collagène ;
- produits de comblement stratégiques ;
- lasers de resurfaçage ;
- combinaison de plusieurs techniques.
Lorsque l’excès de peau est important, la chirurgie peut être plus adaptée.
Ajouter toujours davantage de produit de comblement n’est pas une solution pertinente au relâchement. Cela peut alourdir ou modifier excessivement le visage.
Le traitement du cou et du décolleté
Le vieillissement du cou peut associer rides, relâchement, taches, bandes musculaires et perte de qualité cutanée.
Les options comprennent :
- toxine botulique dans certaines indications ;
- skinboosters ;
- mésothérapie ;
- inducteurs de collagène ;
- microneedling ;
- radiofréquence ;
- ultrasons focalisés ;
- lasers ;
- lumière intense pulsée ;
- peelings ;
- fils tenseurs.
Un excès cutané important peut nécessiter une prise en charge chirurgicale.
Le rajeunissement des mains
Les mains peuvent révéler une perte de volume, des veines plus visibles, une peau fine et des taches solaires.
Les traitements possibles comprennent :
- produits de comblement ;
- inducteurs de collagène ;
- skinboosters ;
- lasers pigmentaires ;
- lumière intense pulsée ;
- peelings ;
- traitements de la texture cutanée.
Le protocole dépend du problème dominant : perte de volume, pigmentation ou qualité de la peau.
La prise en charge de la chute de cheveux
La chute de cheveux peut avoir de nombreuses causes : génétique, hormonale, inflammatoire, nutritionnelle, médicamenteuse ou liée à une maladie.
La prise en charge peut comprendre :
- bilan médical ;
- traitements topiques ;
- traitements oraux ;
- PRP ;
- injections superficielles selon les protocoles ;
- LED ;
- compléments uniquement lorsqu’une carence est démontrée ;
- greffe capillaire lorsque l’indication est adaptée.
Les actes esthétiques ne doivent pas retarder le diagnostic d’une maladie du cuir chevelu.
Le traitement de l’hyperhidrose
L’hyperhidrose correspond à une transpiration excessive.
Des injections de toxine botulique peuvent parfois être proposées pour :
- les aisselles ;
- les mains ;
- les pieds ;
- certaines zones du visage ou du cuir chevelu.
L’effet est temporaire. Une consultation médicale permet d’écarter une cause générale ou médicamenteuse.
Le traitement du bruxisme et des masséters
Lorsque les muscles masséters sont très développés ou excessivement contractés, un traitement médical peut parfois réduire leur activité.
Il peut viser :
- certaines douleurs liées au serrement ;
- une hypertrophie musculaire ;
- une mâchoire visuellement très large ;
- certains symptômes de bruxisme.
Le bruxisme peut cependant avoir plusieurs causes. Les injections ne remplacent pas toujours une prise en charge dentaire, fonctionnelle ou du sommeil.
La cryolipolyse
La cryolipolyse vise à réduire certains amas graisseux localisés par refroidissement contrôlé.
Elle peut être proposée sur :
- l’abdomen ;
- les flancs ;
- le dos ;
- les cuisses ;
- le dessous du menton ;
- les bras selon les appareils.
Elle n’est pas un traitement de l’obésité et ne remplace pas une perte de poids globale.
Les résultats sont progressifs et variables. Des complications rares mais importantes doivent être expliquées avant la séance.
Les ultrasons et la radiofréquence corporelle
Certaines technologies utilisent les ultrasons ou la radiofréquence pour agir sur la graisse, la cellulite ou la fermeté cutanée.
Elles peuvent viser :
- un petit amas graisseux ;
- une cellulite modérée ;
- une peau légèrement relâchée ;
- une amélioration de la texture corporelle.
Les résultats sont généralement plus modérés que ceux d’une liposuccion ou d’une chirurgie de retrait cutané.
Les traitements de la cellulite
La cellulite peut être fibreuse, graisseuse, aqueuse ou mixte.
Les options proposées comprennent :
- radiofréquence ;
- ondes acoustiques ;
- massage mécanique ;
- drainage ;
- dispositifs de subcision ;
- injections autorisées selon les pays ;
- traitements combinés.
Aucune technique ne garantit une disparition définitive de toute cellulite. L’objectif réaliste est généralement une amélioration de l’aspect de la peau.
Les injections contre les amas graisseux localisés
Certaines substances injectables peuvent être utilisées pour réduire de petits amas graisseux, notamment sous le menton, selon les produits autorisés dans le pays concerné.
Ces injections provoquent une réaction locale et peuvent entraîner :
- gonflement ;
- douleur ;
- inflammation ;
- induration ;
- ecchymoses ;
- irrégularités temporaires.
Elles ne sont pas adaptées à une perte de poids générale ni à toutes les zones du corps.
La tonification musculaire par énergie électromagnétique
Certains appareils provoquent des contractions musculaires répétées et intenses.
Ils peuvent être proposés pour :
- renforcer temporairement certains muscles ;
- améliorer le tonus abdominal ;
- travailler les fessiers ;
- compléter une activité physique.
Ils ne remplacent pas l’exercice, une alimentation équilibrée ni une prise en charge médicale du surpoids.
Le traitement du double menton
Le double menton peut être causé par :
- un amas graisseux ;
- un menton peu projeté ;
- un relâchement cutané ;
- une anatomie cervicale particulière ;
- une combinaison de plusieurs facteurs.
Les options comprennent :
- cryolipolyse ;
- injections lipolytiques autorisées ;
- radiofréquence ;
- ultrasons focalisés ;
- amélioration du menton par injection ;
- liposuccion ;
- chirurgie du cou.
Le bon traitement dépend de la cause réelle et non de la seule apparence extérieure.
Les traitements esthétiques gynécologiques
Certaines structures proposent des traitements intimes utilisant des lasers, de la radiofréquence, des injections ou d’autres dispositifs.
Les objectifs annoncés peuvent concerner :
- la sécheresse ;
- l’inconfort ;
- certaines modifications après un accouchement ;
- l’apparence externe ;
- certaines cicatrices ;
- la qualité tissulaire.
Ces traitements nécessitent une grande prudence. Une plainte intime peut avoir une origine hormonale, infectieuse, dermatologique, gynécologique ou fonctionnelle. Un examen médical approprié doit précéder tout acte esthétique.
L’esthétique masculine
Les prestations de médecine esthétique destinées aux hommes reposent sur les mêmes techniques, mais les objectifs anatomiques peuvent différer.
Les demandes fréquentes concernent :
- les rides du front ;
- la ride du lion ;
- les cernes ;
- la mâchoire ;
- le menton ;
- la chute de cheveux ;
- l’épilation laser ;
- la transpiration excessive ;
- les cicatrices d’acné ;
- les amas graisseux ;
- la qualité de la peau.
Le traitement doit respecter les proportions du visage et éviter une féminisation involontaire lorsque celle-ci n’est pas souhaitée.
Les traitements préventifs
La médecine esthétique préventive cherche à ralentir l’apparition de certains signes visibles plutôt qu’à transformer un visage jeune.
Elle peut comprendre :
- photoprotection ;
- soins dermatologiques adaptés ;
- traitement de l’acné ;
- correction prudente de certaines contractions musculaires ;
- hydratation injectable ;
- peelings légers ;
- lasers doux ;
- microneedling ;
- prévention des taches.
Une prévention pertinente ne signifie pas commencer systématiquement les injections très tôt. Elle doit répondre à une indication réelle.
Les protocoles combinés
Un traitement esthétique moderne associe souvent plusieurs techniques.
Par exemple :
- toxine botulique pour les rides musculaires ;
- produit de comblement pour une perte de volume ;
- laser pour les taches ;
- microneedling pour la texture ;
- radiofréquence pour la fermeté ;
- soins dermatologiques pour entretenir le résultat.
Les traitements combinés doivent être planifiés dans le bon ordre et avec des délais adaptés entre les séances.
Les prestations qui relèvent davantage de la chirurgie
Certaines demandes dépassent les possibilités de la médecine esthétique.
La chirurgie peut être plus indiquée pour :
- un relâchement important du visage ;
- un excès marqué de peau des paupières ;
- des poches graisseuses importantes ;
- une importante déformation du nez ;
- un excès cutané abdominal ;
- une ptose mammaire ;
- des amas graisseux importants ;
- une gynécomastie ;
- un relâchement corporel majeur.
La médecine esthétique et la chirurgie ne sont pas concurrentes. Elles répondent à des indications différentes et peuvent parfois être complémentaires.
Comment choisir un traitement de médecine esthétique ?
La première étape consiste à identifier précisément le problème.
Une même apparence peut avoir plusieurs causes. Un visage fatigué peut être lié à un creux des cernes, une pigmentation, un relâchement, une perte de volume, une mauvaise qualité de peau ou un manque de sommeil.
Avant tout traitement, la consultation doit permettre de préciser :
- l’objectif réel ;
- l’anatomie ;
- les antécédents médicaux ;
- les médicaments ;
- les allergies ;
- les traitements déjà réalisés ;
- les contre-indications ;
- les résultats possibles ;
- les limites ;
- les risques ;
- le nombre de séances ;
- les suites ;
- le budget global.
Les résultats doivent rester réalistes
La médecine esthétique peut améliorer une apparence, mais elle ne peut pas garantir une perfection, une symétrie absolue ou un rajeunissement illimité.
Le résultat dépend notamment :
- de l’anatomie initiale ;
- de la qualité de la peau ;
- de l’âge ;
- des habitudes de vie ;
- de l’exposition solaire ;
- du tabagisme ;
- du traitement choisi ;
- de la réaction individuelle ;
- de l’expérience du praticien.
Un traitement raisonnable doit rechercher une amélioration cohérente plutôt qu’une transformation systématique.
Les contre-indications possibles
Les contre-indications varient selon les prestations.
Elles peuvent notamment concerner :
- grossesse ou allaitement pour certains actes ;
- infection locale ;
- maladie inflammatoire active ;
- trouble de la coagulation ;
- traitement anticoagulant ;
- allergie connue ;
- maladie auto-immune dans certaines situations ;
- antécédent de mauvaise cicatrisation ;
- exposition solaire récente ;
- prise de certains médicaments ;
- attentes irréalistes ;
- trouble psychologique influençant fortement la perception corporelle.
Seul un professionnel de santé peut déterminer si un acte est approprié.
Les effets secondaires et complications
Même lorsqu’un acte paraît léger, le risque zéro n’existe pas.
Les effets secondaires possibles comprennent :
- rougeurs ;
- gonflement ;
- douleur ;
- ecchymoses ;
- sensibilité ;
- asymétrie temporaire ;
- infection ;
- réaction inflammatoire ;
- pigmentation ;
- cicatrice ;
- brûlure ;
- résultat insuffisant ;
- résultat excessif.
Les injections de produits de comblement peuvent exceptionnellement provoquer une obstruction vasculaire susceptible d’endommager la peau ou la vision. Les traitements injectables doivent donc être réalisés avec des produits identifiés, par un professionnel qualifié et formé à la gestion des complications.
Comment reconnaître une prise en charge sérieuse ?
Une prise en charge sérieuse comprend normalement :
- une consultation avant l’acte ;
- un diagnostic ;
- une information compréhensible ;
- l’identification précise du produit ou de l’appareil ;
- une explication des alternatives ;
- une analyse des risques ;
- un consentement éclairé ;
- des conditions d’hygiène adaptées ;
- une traçabilité ;
- des consignes après le traitement ;
- une possibilité de suivi en cas de problème.
Une promotion commerciale ne doit jamais remplacer l’information médicale.
A se souvenir en médecine esthétique
La médecine esthétique comprend aujourd’hui une très grande variété de prestations : injections de toxine botulique, acide hyaluronique, inducteurs de collagène, skinboosters, PRP, microneedling, peelings, lasers, lumière intense pulsée, radiofréquence, ultrasons focalisés, fils tenseurs, épilation laser et traitements corporels.
Chaque technique agit sur un problème différent. Certaines réduisent l’activité musculaire, d’autres restaurent les volumes, améliorent la qualité de la peau, stimulent le collagène, ciblent les taches, détruisent les follicules pileux ou réduisent certains amas graisseux.
Le meilleur traitement n’est donc pas nécessairement le plus récent, le plus coûteux ou le plus spectaculaire. Il est celui qui répond à une indication précise, avec un bénéfice réaliste et un niveau de risque acceptable. Une consultation médicale reste indispensable pour établir un protocole personnalisé et vérifier qu’aucune contre-indication n’est présente.