La chirurgie plastique regroupe un ensemble très large de techniques destinées à réparer, reconstruire, restaurer ou modifier certaines parties du corps. Elle comprend aussi bien la chirurgie reconstructrice, utilisée après un traumatisme, une maladie, une malformation ou une intervention oncologique, que la chirurgie esthétique, réalisée dans le but de modifier l’apparence d’une zone.
Le vocabulaire utilisé peut rapidement devenir technique : ptose, lipofilling, mastopexie, plastie abdominale, septoplastie, projection, exérèse ou encore greffe de peau. Comprendre ces termes permet de mieux appréhender une consultation, un devis opératoire ou les explications données avant une intervention.
Ce dictionnaire propose donc un parcours complet de A à Z dans l’univers de la chirurgie plastique.
A comme Abdominoplastie
L’abdominoplastie est une intervention destinée à traiter un excès cutané au niveau de l’abdomen.
Elle peut être envisagée après :
- une grossesse ;
- une perte de poids importante ;
- des variations pondérales répétées ;
- un relâchement progressif de la peau avec l’âge.
L’intervention ne doit pas être confondue avec une liposuccion.
La liposuccion traite principalement les amas graisseux localisés, alors que l’abdominoplastie traite surtout l’excès de peau et éventuellement certaines anomalies de la paroi abdominale.
Selon la situation, les deux techniques peuvent être associées.
A comme Augmentation mammaire
L’augmentation mammaire vise à augmenter le volume de la poitrine.
Elle peut être réalisée par plusieurs techniques :
- implants mammaires ;
- transfert de graisse ;
- techniques combinées.
Le choix dépend notamment :
- de la morphologie ;
- du volume déjà présent ;
- de la qualité de la peau ;
- de la largeur du thorax ;
- du résultat recherché.
L’objectif n’est pas uniquement d’ajouter du volume mais de préserver une certaine harmonie entre la poitrine et le reste de la silhouette.
A comme Anesthésie
L’anesthésie permet de réaliser une intervention dans des conditions adaptées de confort et de sécurité.
Elle peut être :
- locale ;
- locale avec sédation ;
- générale.
Le type d’anesthésie dépend de la chirurgie, de sa durée et de l’état du patient.
A comme Aréole
L’aréole correspond à la zone pigmentée entourant le mamelon.
Elle joue un rôle important dans de nombreuses chirurgies mammaires.
Sa taille ou sa position peuvent être modifiées lors :
- d’une réduction mammaire ;
- d’un lifting mammaire ;
- d’une reconstruction.
A comme Asymétrie
Le corps humain n’est jamais parfaitement symétrique.
Les seins, les narines, les paupières, les oreilles ou les contours du visage présentent presque toujours de petites différences.
La chirurgie peut parfois réduire une asymétrie importante, mais une symétrie parfaite reste rarement réaliste.
B comme Blépharoplastie
La blépharoplastie est la chirurgie des paupières.
Elle peut concerner :
- les paupières supérieures ;
- les paupières inférieures ;
- les quatre paupières.
Elle peut traiter un excès de peau, certaines poches graisseuses ou un aspect fatigué du regard.
B comme Body contouring
Le body contouring désigne un ensemble de chirurgies visant à remodeler la silhouette.
Il peut inclure :
- abdominoplastie ;
- lifting des bras ;
- lifting des cuisses ;
- body lift ;
- liposuccion.
Il est particulièrement utilisé après une perte de poids importante.
B comme Body lift
Le body lift traite un relâchement important autour du tronc.
Il peut concerner simultanément :
- l’abdomen ;
- les flancs ;
- les fesses ;
- le bas du dos.
Il s’agit d’une chirurgie importante qui nécessite une évaluation rigoureuse.
B comme Bonnet
La taille de bonnet est fréquemment utilisée pour parler d’une augmentation ou d’une réduction mammaire.
Mais ce repère reste approximatif.
En chirurgie, le volume mammaire est analysé avec d’autres éléments :
- largeur du thorax ;
- projection ;
- base du sein ;
- hauteur ;
- élasticité cutanée.
C comme Cicatrice
Toute chirurgie impliquant une incision laisse une cicatrice.
Sa visibilité dépend notamment :
- de la localisation ;
- de la tension ;
- de la qualité de la peau ;
- de la génétique ;
- du tabagisme ;
- de l’exposition au soleil.
Une cicatrice évolue souvent pendant plusieurs mois avant de se stabiliser.
C comme Cicatrice hypertrophique
Une cicatrice hypertrophique devient plus épaisse ou plus rouge que prévu, mais reste généralement dans les limites de l’incision initiale.
Elle peut évoluer progressivement avec le temps.
C comme Chirurgie esthétique
La chirurgie esthétique vise principalement à modifier une caractéristique physique dans un objectif esthétique.
Elle peut concerner :
- visage ;
- poitrine ;
- abdomen ;
- bras ;
- cuisses ;
- silhouette.
C comme Chirurgie reconstructrice
La chirurgie reconstructrice vise à restaurer une anatomie ou une fonction.
Elle peut intervenir après :
- un accident ;
- une brûlure ;
- un cancer ;
- une malformation ;
- une chirurgie antérieure.
C comme Consultation
La consultation préopératoire constitue une étape fondamentale.
Elle permet de discuter :
- de la demande ;
- des antécédents ;
- des attentes ;
- de l’intervention ;
- des risques ;
- des cicatrices ;
- des suites opératoires.
D comme Deep plane
Le deep plane correspond à un plan anatomique utilisé dans certaines techniques de lifting facial.
Cette approche vise à mobiliser des tissus profonds plutôt qu’à agir uniquement sur la peau.
D comme Diastasis
Le diastasis correspond à un écartement des muscles droits de l’abdomen.
Il est fréquent après certaines grossesses.
Une correction peut parfois être réalisée pendant une abdominoplastie.
D comme Drain
Un drain peut être placé temporairement après certaines interventions.
Il permet d’évacuer des liquides postopératoires.
Son utilisation dépend de la chirurgie et des habitudes du chirurgien.
D comme Douleur
La douleur postopératoire varie considérablement selon les interventions.
Une chirurgie abdominale n’entraîne pas les mêmes sensations qu’une blépharoplastie.
La prise en charge repose généralement sur des antalgiques adaptés.
E comme Ecchymose
Une ecchymose correspond à un bleu.
Elle apparaît lorsque de petites quantités de sang diffusent sous la peau.
Elle peut être fréquente après certaines interventions du visage ou du corps.
E comme Exérèse
L’exérèse désigne le retrait chirurgical d’un tissu.
Elle peut concerner :
- une lésion cutanée ;
- un excès de peau ;
- un tissu pathologique.
E comme Expansion cutanée
L’expansion cutanée est une technique reconstructrice consistant à étirer progressivement une zone de peau afin d’obtenir davantage de tissu utilisable.
E comme Œdème
L’œdème correspond à un gonflement des tissus.
Il est fréquent après de nombreuses opérations.
Son importance dépend de :
- la zone opérée ;
- la durée de l’intervention ;
- la réaction individuelle.
F comme Face lift
Face lift est le terme anglais désignant le lifting du visage.
Il existe différentes techniques selon les zones traitées et la profondeur du geste chirurgical.
F comme Fils de suture
Les fils permettent de rapprocher les tissus.
Ils peuvent être :
- résorbables ;
- non résorbables ;
- superficiels ;
- profonds.
F comme Fesses
La chirurgie des fesses peut inclure :
- lipofilling ;
- lifting ;
- implants dans certains cas ;
- réduction.
F comme Flancs
Les flancs correspondent aux zones situées sur les côtés de l’abdomen.
Ils sont souvent concernés par les interventions de remodelage corporel.
G comme Gynécomastie
La gynécomastie correspond au développement de la poitrine chez l’homme.
Elle peut être liée à :
- du tissu glandulaire ;
- de la graisse ;
- une association des deux.
La chirurgie peut inclure liposuccion et retrait glandulaire.
G comme Greffe de peau
La greffe consiste à prélever de la peau sur une zone donneuse puis à la transférer vers une zone qui doit être reconstruite.
Elle est surtout utilisée en chirurgie reconstructrice.
G comme Graisse
La graisse peut être retirée mais aussi utilisée comme matériau de reconstruction ou de remodelage.
Elle peut être prélevée par liposuccion puis réinjectée.
H comme Hématome
Un hématome correspond à une accumulation de sang.
Il peut apparaître après une intervention.
Certains hématomes restent limités, tandis que d’autres peuvent nécessiter une prise en charge médicale.
H comme Hypertrophie mammaire
L’hypertrophie mammaire correspond à une poitrine très volumineuse.
Elle peut parfois entraîner :
- douleurs dorsales ;
- douleurs cervicales ;
- difficultés sportives ;
- irritation cutanée.
Une réduction mammaire peut être proposée dans certaines situations.
H comme Hospitalisation
Certaines chirurgies permettent un retour à domicile rapide.
D’autres nécessitent une nuit ou davantage de surveillance.
La durée dépend de l’intervention et de l’état général du patient.
I comme Implant
Un implant est un dispositif introduit chirurgicalement dans le corps.
Les implants mammaires sont parmi les plus connus.
I comme Implant mammaire
Les implants mammaires existent dans différents :
- volumes ;
- diamètres ;
- projections ;
- profils.
Le choix doit être individualisé.
I comme Incision
L’incision correspond à l’ouverture réalisée pour accéder aux tissus.
Sa position dépend de la technique.
I comme Infection
L’infection est une complication possible de toute chirurgie.
Des mesures préventives sont mises en place, mais le risque ne peut jamais être totalement nul.
I comme Indication
L’indication correspond à la justification médicale ou esthétique d’une intervention.
Elle repose sur l’analyse de la demande et de l’anatomie.
J comme Joue
Les joues participent fortement aux volumes du visage.
Elles peuvent être concernées par :
- lifting ;
- lipofilling ;
- reconstruction ;
- réduction de certains volumes.
J comme Jambes
La chirurgie plastique des jambes peut concerner plusieurs zones :
- cuisses ;
- genoux ;
- mollets ;
- chevilles.
Les techniques varient selon qu’il s’agit de graisse, de peau ou de volume.
J comme Jonction
En chirurgie plastique, les zones de jonction entre plusieurs régions anatomiques sont importantes.
Une correction réussie doit généralement préserver une transition naturelle entre les zones traitées et non traitées.
K comme Kéloïde
La chéloïde correspond à une cicatrice excessive qui dépasse la zone initiale de l’incision.
Certaines peaux sont davantage prédisposées.
K comme Kératose
Certaines lésions cutanées peuvent nécessiter une évaluation dermatologique ou chirurgicale.
Toutes les lésions ne relèvent toutefois pas d’un traitement esthétique.
L comme Lifting
Le lifting vise à repositionner ou retendre certains tissus.
Il peut concerner :
- visage ;
- cou ;
- seins ;
- bras ;
- cuisses ;
- fesses.
L comme Lifting cervico-facial
Il concerne principalement le bas du visage et le cou.
Il peut traiter le relâchement de certaines zones.
L comme Lifting des bras
Également appelé brachioplastie, il traite un excès de peau au niveau des bras.
Il peut être envisagé après une perte de poids importante.
L comme Lifting des cuisses
Il vise à traiter le relâchement de la face interne ou d’autres zones de la cuisse.
L comme Lifting mammaire
Il vise à remonter une poitrine présentant une ptose.
Il peut être réalisé avec ou sans implant.
L comme Lipofilling
Le lipofilling consiste à prélever de la graisse sur une zone puis à la réinjecter ailleurs.
Il peut être utilisé pour :
- seins ;
- visage ;
- fesses ;
- cicatrices ;
- reconstruction.
L comme Liposuccion
La liposuccion permet de retirer des amas graisseux localisés.
Elle ne doit pas être considérée comme une méthode générale de perte de poids.
M comme Mammoplastie
Le terme mammoplastie regroupe différentes chirurgies mammaires.
M comme Mastopexie
La mastopexie correspond au lifting mammaire.
Elle repositionne la poitrine et peut également modifier la position de l’aréole.
M comme Menton
Le menton joue un rôle important dans le profil du visage.
Il peut être modifié par plusieurs techniques chirurgicales selon l’indication.
M comme Mini-abdominoplastie
La mini-abdominoplastie est une intervention plus limitée qu’une abdominoplastie classique.
Elle concerne généralement un excès cutané situé principalement sous le nombril.
M comme Mini-lifting
Le mini-lifting désigne généralement une intervention plus limitée qu’un lifting complet.
Il peut convenir à certains relâchements modérés.
N comme Nécrose
La nécrose correspond à la perte de vitalité d’un tissu.
Elle constitue une complication possible de certaines interventions.
Le risque peut être augmenté par certains facteurs, notamment le tabagisme.
N comme Nez
Le nez joue un rôle central dans l’équilibre du visage.
Il peut être modifié pour des raisons :
- esthétiques ;
- fonctionnelles ;
- reconstructrices.
N comme Narines
La largeur, la forme ou l’asymétrie des narines peuvent être prises en compte lors d’une rhinoplastie.
O comme Ombilic
Le nombril constitue un élément essentiel de l’esthétique abdominale.
Lors d’une abdominoplastie, sa position ou sa reconstruction peuvent avoir une grande importance.
O comme Otoplastie
L’otoplastie est la chirurgie des oreilles.
Elle peut notamment corriger certaines oreilles décollées.
O comme Opération ambulatoire
Une chirurgie ambulatoire permet généralement au patient de rentrer chez lui le jour même.
O comme Oreilles
Les oreilles présentent une grande variété de formes.
La chirurgie peut concerner :
- projection ;
- cartilage ;
- taille ;
- asymétrie.
P comme Plastie abdominale
La plastie abdominale est un autre nom de l’abdominoplastie.
P comme Ptose
La ptose correspond à un affaissement.
Elle peut concerner :
- seins ;
- sourcils ;
- paupières ;
- certaines zones du visage.
P comme Prothèse mammaire
La prothèse mammaire est utilisée pour augmenter ou reconstruire le sein.
P comme Projection mammaire
La projection correspond à la manière dont le sein se développe vers l’avant.
Deux implants ayant un même volume peuvent avoir des projections différentes.
P comme Profil
Le profil est particulièrement important dans les interventions du visage.
Le nez, le menton, les lèvres et le front participent ensemble à l’équilibre du profil.
Q comme Qualité de peau
La qualité cutanée joue un rôle déterminant dans de nombreux résultats.
Une peau très élastique ne réagit pas comme une peau relâchée.
Q comme Quantité de graisse
La quantité de graisse disponible peut influencer certaines interventions.
Pour un lipofilling, il faut disposer d’une zone donneuse suffisante.
R comme Reconstruction
La reconstruction vise à restaurer une anatomie après un traumatisme, une maladie ou une intervention.
R comme Reconstruction mammaire
Elle peut être envisagée après certaines chirurgies du sein.
Plusieurs techniques existent :
- implants ;
- tissus autologues ;
- graisse ;
- techniques combinées.
R comme Réduction mammaire
Elle vise à réduire le volume et remodeler la poitrine.
R comme Rhinoplastie
La rhinoplastie est la chirurgie du nez.
Elle peut modifier :
- pointe ;
- dos ;
- largeur ;
- projection ;
- certaines asymétries.
R comme Rhinoseptoplastie
La rhinoseptoplastie associe une intervention esthétique ou structurale sur le nez à une correction de la cloison nasale.
R comme Retouche
Une retouche est une intervention complémentaire destinée à améliorer ou corriger un résultat.
S comme Septoplastie
La septoplastie concerne la cloison nasale.
Elle peut être réalisée en présence de certaines difficultés respiratoires.
S comme Sillon sous-mammaire
Le sillon sous-mammaire est le pli naturel sous le sein.
Il constitue un repère essentiel dans les chirurgies mammaires.
S comme Silhouette
La chirurgie de la silhouette comprend plusieurs interventions :
- liposuccion ;
- abdominoplastie ;
- lifting ;
- lipofilling.
S comme Suites opératoires
Les suites opératoires peuvent inclure :
- douleur ;
- gonflement ;
- ecchymoses ;
- fatigue ;
- limitation temporaire des activités.
S comme Sutures
Les sutures permettent de refermer les tissus.
Certaines sont superficielles, d’autres profondes.
T comme Tabac
Le tabac représente un facteur important en chirurgie plastique.
Il peut augmenter certains risques :
- retard de cicatrisation ;
- complications cutanées ;
- infection ;
- mauvaise vascularisation.
T comme Thorax
Le thorax constitue une base essentielle dans la planification d’une chirurgie mammaire.
Sa largeur influence notamment le choix d’un implant.
T comme Tissus
La chirurgie plastique peut concerner :
- peau ;
- graisse ;
- muscle ;
- cartilage ;
- os.
T comme Thrombose
La thrombose correspond à la formation d’un caillot dans un vaisseau.
Certaines chirurgies importantes augmentent temporairement ce risque.
U comme Unité esthétique
Le visage et le corps peuvent être divisés en différentes unités anatomiques.
Une intervention doit souvent tenir compte des zones voisines afin de préserver l’harmonie.
U comme Ultrasons
Certaines technologies utilisent les ultrasons dans différents contextes chirurgicaux ou postopératoires.
Leur intérêt dépend de l’indication.
U comme Urgence postopératoire
Après une chirurgie, certains symptômes peuvent nécessiter une prise en charge rapide.
Les consignes postopératoires précisent généralement les signes devant conduire à contacter le chirurgien ou l’équipe médicale.
V comme Ventre
Le ventre peut présenter plusieurs problèmes différents :
- graisse ;
- excès de peau ;
- relâchement musculaire ;
- cicatrices.
Le traitement doit donc être personnalisé.
V comme Volume
Le volume est une notion centrale.
Une chirurgie peut :
- retirer du volume ;
- ajouter du volume ;
- redistribuer du volume.
V comme Vascularisation
La vascularisation correspond à l’apport sanguin aux tissus.
Elle joue un rôle essentiel dans la cicatrisation.
V comme Vêtement compressif
Il peut être recommandé après certaines interventions de la silhouette.
Il doit être porté selon les instructions du chirurgien.
W comme W-plastie
La W-plastie est une technique utilisée dans certaines corrections de cicatrices.
Elle transforme une cicatrice linéaire en un tracé plus irrégulier.
W comme Wound healing
Wound healing signifie cicatrisation en anglais.
La cicatrisation comporte plusieurs phases successives avant la stabilisation de la cicatrice.
X comme Xiphoïde
Le processus xiphoïde se situe à l’extrémité inférieure du sternum.
Il constitue un repère anatomique en chirurgie thoracique et abdominale.
X comme Xérose
La xérose correspond à une sécheresse cutanée.
Même si elle ne constitue pas une indication chirurgicale en elle-même, l’état de la peau peut être pris en compte dans certaines périodes postopératoires.
Y comme Yeux
La région des yeux est complexe.
Elle comprend :
- paupières ;
- sourcils ;
- cernes ;
- poches ;
- tissus péri-orbitaires.
Les interventions doivent préserver à la fois l’esthétique et la fonction.
Y comme Yeux creux
L’aspect creusé autour des yeux peut être lié à une perte de volume.
Selon le cas, différentes techniques peuvent être discutées, notamment chirurgicales ou de restauration des volumes.
Z comme Zone donneuse
Une zone donneuse est une région du corps où un tissu est prélevé.
Elle peut fournir :
- graisse ;
- peau ;
- cartilage ;
- tissu reconstructeur.
Z comme Zone receveuse
La zone receveuse est celle où le tissu est transféré.
Dans un lipofilling, par exemple, la graisse est prélevée sur une zone donneuse puis transférée vers une zone receveuse.
Z comme Zygoma
Le zygoma correspond à l’os de la pommette.
Il participe fortement à la structure du milieu du visage.
Certaines chirurgies reconstructrices ou esthétiques peuvent tenir compte de cette zone.
Les grandes familles de chirurgie plastique
La chirurgie plastique peut être divisée en plusieurs grands domaines.
Chirurgie du visage
Elle comprend notamment :
- rhinoplastie ;
- lifting ;
- blépharoplastie ;
- otoplastie ;
- chirurgie du menton ;
- lipofilling facial.
L’objectif est généralement de préserver un équilibre global.
Chirurgie mammaire
Elle comprend :
- augmentation mammaire ;
- réduction mammaire ;
- lifting mammaire ;
- reconstruction ;
- correction d’asymétrie.
La poitrine doit être analysée en fonction du thorax, de la peau et de la morphologie générale.
Chirurgie de la silhouette
Elle comprend notamment :
- liposuccion ;
- abdominoplastie ;
- body lift ;
- lifting des bras ;
- lifting des cuisses.
Ces interventions peuvent être combinées dans certaines situations.
Chirurgie reconstructrice
Elle peut concerner presque toutes les régions du corps.
Son objectif est de réparer les conséquences :
- d’un traumatisme ;
- d’une maladie ;
- d’une brûlure ;
- d’une intervention chirurgicale ;
- d’une malformation.
Comprendre la différence entre chirurgie plastique et chirurgie esthétique
Les deux termes sont souvent utilisés comme synonymes alors qu’ils ne désignent pas exactement la même chose.
La chirurgie plastique représente une discipline large.
Elle inclut la chirurgie reconstructrice et la chirurgie esthétique.
La chirurgie esthétique constitue donc une partie de la chirurgie plastique.
Une reconstruction mammaire après un cancer relève par exemple de la chirurgie plastique reconstructrice.
Une augmentation mammaire réalisée uniquement pour modifier le volume d’une poitrine relève principalement de la chirurgie esthétique.
L’importance de la consultation avant une intervention
La consultation ne sert pas simplement à choisir une opération.
Elle permet de comprendre la demande et d’évaluer si l’intervention envisagée est réellement adaptée.
Le chirurgien analyse notamment :
- la morphologie ;
- la qualité de la peau ;
- les antécédents ;
- les traitements ;
- le tabagisme ;
- les attentes.
Il peut également proposer une technique différente de celle initialement imaginée par le patient.
Pourquoi deux patients ne reçoivent pas forcément la même technique
Deux personnes peuvent souhaiter la même intervention mais présenter des anatomies totalement différentes.
Deux patientes souhaitant une augmentation mammaire peuvent avoir :
- des thorax différents ;
- des volumes différents ;
- une peau différente ;
- une position différente des seins.
La stratégie ne peut donc pas être standardisée.
Le même raisonnement s’applique à la rhinoplastie, à l’abdominoplastie ou au lifting.
Le rôle de la morphologie
La morphologie constitue l’un des principaux éléments de planification.
Le chirurgien ne traite pas une zone isolée.
Il étudie généralement les proportions.
Un nez peut sembler important sur un visage et équilibré sur un autre.
Un implant mammaire peut sembler naturel sur une morphologie et disproportionné sur une autre.
Le rôle de la peau
La qualité cutanée influence énormément les possibilités chirurgicales.
Une peau épaisse ne réagit pas comme une peau très fine.
Une peau fortement relâchée ne se rétracte pas de la même manière qu’une peau jeune et élastique.
Cette différence est particulièrement importante pour :
- liposuccion ;
- lifting ;
- chirurgie mammaire ;
- chirurgie abdominale.
Le rôle de la graisse
La graisse n’est plus considérée uniquement comme un tissu à retirer.
Elle peut également servir à restaurer ou créer certains volumes.
Le lipofilling permet ainsi d’utiliser la propre graisse du patient.
Le principe comporte généralement plusieurs étapes :
- prélèvement ;
- préparation ;
- réinjection.
Le rôle du muscle
Certaines chirurgies concernent également la structure musculaire.
Dans une abdominoplastie, par exemple, un diastasis peut parfois être corrigé.
En chirurgie mammaire, les rapports entre implant et muscle peuvent également influencer la stratégie.
Le rôle du cartilage
Le cartilage est particulièrement important en rhinoplastie et otoplastie.
Il permet de soutenir certaines structures.
Dans certaines chirurgies reconstructrices du nez, des greffons cartilagineux peuvent être nécessaires.
Le rôle de l’os
Certaines opérations impliquent également l’os.
La rhinoplastie peut par exemple nécessiter un remodelage des structures osseuses.
La chirurgie plastique peut donc travailler à plusieurs niveaux anatomiques.
Les cicatrices font partie de la chirurgie
Il n’existe pratiquement pas de chirurgie sans cicatrice.
La question est donc rarement de savoir s’il y aura une cicatrice mais plutôt :
- où sera-t-elle située ?
- quelle sera sa longueur ?
- comment évoluera-t-elle ?
- pourra-t-elle être dissimulée ?
Le chirurgien cherche généralement à placer les cicatrices dans des zones naturelles ou discrètes lorsque cela est possible.
L’évolution des cicatrices
Une cicatrice récente peut être :
- rouge ;
- ferme ;
- visible ;
- légèrement gonflée.
Elle peut ensuite évoluer progressivement.
Cette évolution peut durer plusieurs mois.
L’importance du soleil
Une cicatrice récente doit généralement être protégée d’une exposition solaire importante.
Les recommandations dépendent de l’intervention et de l’évolution de la cicatrisation.
L’importance du tabac
Le tabac constitue l’un des facteurs les plus importants à discuter avant certaines chirurgies.
La nicotine et les autres substances liées au tabagisme peuvent affecter la circulation sanguine des tissus.
Cela peut augmenter certains risques postopératoires.
Les suites opératoires
La récupération dépend énormément de l’intervention.
Une blépharoplastie et un body lift n’ont évidemment pas les mêmes suites.
Les symptômes les plus fréquents peuvent inclure :
- gonflement ;
- ecchymoses ;
- douleurs ;
- tension ;
- fatigue ;
- diminution temporaire de la sensibilité.
La sensibilité après chirurgie
Une zone opérée peut temporairement devenir :
- moins sensible ;
- plus sensible ;
- engourdie.
La récupération nerveuse peut prendre du temps.
Le gonflement postopératoire
L’œdème peut masquer temporairement le résultat.
Il peut parfois donner l’impression qu’une zone est trop volumineuse ou asymétrique.
Il faut donc souvent attendre avant d’interpréter le résultat.
Le résultat immédiat n’est pas le résultat final
Après une chirurgie, les tissus ont subi :
- une incision ;
- un déplacement ;
- parfois un retrait ;
- parfois une augmentation de volume.
Ils doivent ensuite cicatriser.
Le résultat définitif peut donc demander plusieurs mois.
La reprise du sport
La reprise sportive dépend de l’intervention.
Elle peut nécessiter une interruption plus ou moins longue.
Les efforts précoces peuvent parfois augmenter certains risques.
Le rythme doit donc être déterminé selon les recommandations postopératoires.
Le retour au travail
Le délai dépend notamment :
- de la chirurgie ;
- du type de travail ;
- de l’importance des ecchymoses ;
- de la douleur ;
- de la fatigue.
Un travail de bureau et un métier physique ne nécessitent pas forcément le même arrêt.
Le vêtement compressif
Après certaines interventions, un vêtement compressif peut être recommandé.
Il peut être utilisé notamment après :
- liposuccion ;
- chirurgie abdominale ;
- chirurgie mammaire ;
- body contouring.
La surveillance postopératoire
Le suivi postopératoire permet d’évaluer :
- cicatrices ;
- gonflement ;
- évolution ;
- éventuelles complications.
Il fait partie intégrante du parcours chirurgical.
Les complications possibles
Toute chirurgie comporte des risques.
Ils varient selon l’intervention.
Ils peuvent notamment comprendre :
- infection ;
- saignement ;
- hématome ;
- cicatrisation difficile ;
- asymétrie ;
- thrombose ;
- complications anesthésiques.
La consultation sert également à expliquer ces risques.
La chirurgie plastique après une perte de poids
Une perte de poids importante peut laisser des excès de peau.
Les zones les plus fréquemment concernées sont :
- abdomen ;
- bras ;
- cuisses ;
- seins ;
- dos ;
- fesses.
Plusieurs interventions peuvent être nécessaires.
La chirurgie plastique après grossesse
La grossesse peut modifier :
- abdomen ;
- poitrine ;
- peau ;
- muscles.
Certaines patientes envisagent ensuite plusieurs interventions.
Il est important de distinguer chaque problème anatomique afin de choisir la technique appropriée.
Le Mommy Makeover
Le terme Mommy Makeover désigne généralement une association de plusieurs interventions après les grossesses.
Cela peut inclure :
- chirurgie mammaire ;
- abdominoplastie ;
- liposuccion.
Toutes les interventions ne sont pas forcément réalisées simultanément.
La chirurgie du vieillissement
Le vieillissement entraîne plusieurs transformations :
- perte de volume ;
- relâchement ;
- modification de la peau ;
- changement des contours.
La chirurgie peut agir sur certains de ces éléments.
Le vieillissement du visage
Le visage ne vieillit pas uniquement parce que la peau se relâche.
Les volumes et les structures profondes évoluent également.
C’est pourquoi certaines stratégies associent parfois repositionnement et restauration des volumes.
Les résultats naturels
Le terme « naturel » est fréquemment utilisé en chirurgie esthétique.
Il peut toutefois avoir une signification différente selon les patients.
Pour certains, il signifie une modification presque invisible.
Pour d’autres, il signifie simplement un résultat harmonieux.
La discussion préopératoire permet de clarifier ces attentes.
Le bien-être crée l’éternité, tout en rendant chaque instant éphémère. Nabil Alami
L’importance des photographies médicales
Les photographies préopératoires permettent de documenter l’anatomie initiale.
Elles peuvent également être utilisées pendant le suivi.
Les simulations
Certaines consultations utilisent des simulations numériques.
Elles peuvent faciliter la discussion autour d’un projet.
Elles ne constituent toutefois pas une garantie du résultat final.
Les photos avant/après
Les photographies avant/après peuvent aider à comprendre les possibilités d’une intervention.
Mais chaque patient possède une anatomie différente.
Le résultat d’une autre personne ne peut donc pas être transposé exactement.
Chirurgie plastique et médecine esthétique
La médecine esthétique utilise généralement des traitements non chirurgicaux.
Elle peut inclure :
- injections ;
- lasers ;
- traitements cutanés.
La chirurgie implique quant à elle un geste opératoire.
Les deux disciplines peuvent parfois être complémentaires.
Quand la chirurgie devient plus pertinente qu’un traitement non chirurgical
Certains problèmes anatomiques sont difficiles à traiter sans chirurgie.
Un excès cutané important ou une ptose marquée peuvent par exemple nécessiter une intervention chirurgicale pour obtenir une correction significative.
Quand une intervention plus légère peut suffire
À l’inverse, certaines demandes très modérées ne nécessitent pas forcément une chirurgie importante.
La consultation permet de déterminer le niveau de traitement adapté.
L’âge en chirurgie plastique
Il n’existe pas un âge unique adapté à toutes les interventions.
Le chirurgien tient davantage compte :
- de la santé ;
- de l’indication ;
- de la maturité de la demande ;
- de la qualité des tissus.
La stabilité du poids
Pour certaines chirurgies de la silhouette, un poids relativement stable peut être préférable.
Des variations importantes après l’intervention peuvent modifier le résultat.
Grossesse future et chirurgie
Les projets de grossesse doivent être discutés avant certaines interventions, notamment :
- abdominoplastie ;
- lifting mammaire ;
- certaines chirurgies de la silhouette.
Chirurgie mammaire et allaitement
Selon la technique réalisée, une chirurgie mammaire peut potentiellement influencer l’allaitement.
Cette question doit être abordée lors de la consultation.
Le choix des implants mammaires
Le choix ne se résume pas au volume.
Il faut également considérer :
- largeur ;
- projection ;
- forme ;
- position ;
- qualité des tissus.
Le changement d’implants
Les implants mammaires peuvent parfois nécessiter un suivi ou une nouvelle intervention au cours de la vie.
Une chirurgie secondaire peut être réalisée pour plusieurs raisons :
- changement esthétique ;
- complication ;
- vieillissement des tissus ;
- souhait de retrait.
L’explantation
L’explantation correspond au retrait d’un implant mammaire.
Elle peut être réalisée seule ou associée à un lifting mammaire selon l’état des tissus.
La chirurgie secondaire
Une chirurgie secondaire intervient sur une zone déjà opérée.
Elle peut être plus complexe car l’anatomie a été modifiée et des cicatrices internes peuvent être présentes.
La rhinoplastie secondaire
Elle concerne un nez déjà opéré.
Elle peut nécessiter une stratégie différente d’une première rhinoplastie.
La chirurgie réparatrice des cicatrices
Certaines cicatrices peuvent être reprises chirurgicalement.
L’objectif n’est généralement pas de supprimer complètement la cicatrice mais de tenter d’améliorer son aspect.
La chirurgie des brûlures
La chirurgie plastique joue un rôle essentiel dans la prise en charge des brûlures importantes.
Elle peut intervenir pour restaurer :
- couverture cutanée ;
- mobilité ;
- fonction ;
- apparence.
La chirurgie après cancer
La chirurgie reconstructrice peut restaurer certaines structures après un traitement oncologique.
La reconstruction mammaire constitue l’un des exemples les plus connus.
La microchirurgie
La microchirurgie utilise des instruments et techniques permettant de travailler sur de très petites structures.
Elle joue un rôle important en chirurgie reconstructrice.
Les lambeaux
Un lambeau est un tissu transféré tout en conservant ou recréant sa vascularisation.
Cette technique est largement utilisée en reconstruction.
La greffe de cartilage
Le cartilage peut être utilisé pour reconstruire ou renforcer certaines structures.
Il est notamment employé dans certaines rhinoplasties complexes.
Les greffes de graisse
Le lipofilling constitue aujourd’hui une technique importante.
Il peut permettre de restaurer des volumes avec le propre tissu du patient.
Le taux de prise de graisse
Toute la graisse injectée lors d’un lipofilling ne survit pas nécessairement.
Une partie peut être résorbée.
C’est pourquoi le résultat définitif doit être évalué après stabilisation.
Les asymétries résiduelles
Une intervention peut réduire une asymétrie mais ne garantit pas toujours une symétrie absolue.
Une petite différence peut rester visible.
L’équilibre global
La chirurgie plastique moderne cherche généralement à préserver l’harmonie.
Le résultat doit être évalué dans son ensemble.
Un sein ne doit pas être analysé indépendamment du thorax.
Un nez ne doit pas être analysé indépendamment du visage.
Un ventre ne doit pas être analysé indépendamment de la silhouette.
La chirurgie plastique est une discipline de précision
Le résultat dépend de nombreux éléments :
- diagnostic anatomique ;
- technique ;
- qualité des tissus ;
- cicatrisation ;
- suivi ;
- attentes.
Il n’existe donc pas une intervention universelle applicable de la même manière à tous.
Bien comprendre avant de décider
Le vocabulaire médical peut parfois sembler complexe, mais il permet de mieux comprendre le raisonnement chirurgical.
Connaître les principaux termes aide à poser les bonnes questions :
- quelle technique est envisagée ?
- où seront les cicatrices ?
- quelles sont les alternatives ?
- quelles sont les limites ?
- combien de temps dure la récupération ?
- quels risques doivent être connus ?
Une décision éclairée repose autant sur la compréhension du projet que sur le choix de la technique.
Pour approfondir ces notions et consulter un contenu complémentaire consacré aux différentes techniques de chirurgie plastique, vous pouvez consulter :