GASTRODUODÉNAL : HELICOBACTER PYLORI

décembre 17, 2019 0 Par Sandro Caputo

HELICOBACTER-PYLORI-

 

Helicobacter pylori

Helicobacter pylori est une bactérie spirale de Gram (-), à grande mobilité grâce aux 4 ou 6 flagelles présentes à une de ses extrémités. Il a été isolé pour la première fois en 1983 à partir de biopsies de l’épithélium gastrique. La prévalence de l’infection à Helicobacter pylori varie considérablement selon la race, la nationalité et la source de l’infection. On pense qu’il s’agit d’une substance fécale-orale et connue pour être orale-orale, ainsi que d’instruments médicaux contaminés : sondes, endoscopes, pinces à biopsie, etc. Le degré d’infection varie en fonction des conditions socio-économiques ; Helicobacter pylori est peu fréquent dans les pays développés, où son incidence est faible chez les moins de 40 ans, mais peut toucher jusqu’à 50% des plus de 60 ans. En revanche, l’infection dans les pays sous-développés augmente de 10 % par an entre 2 et 8 ans, au point d’affecter la majorité de la population adolescente.

L’uréase

La production d’uréase hydrolyse l’urée en ammonium et en eau, la protégeant ainsi des effets de l’acide gastrique et alcalinisant l’environnement qui l’entoure. L’uréase est également susceptible d’avoir des effets toxiques directs sur la couche de mucus et les cellules muqueuses. La motilité de la bactérie médiée par les flagelles lui permet de traverser l’environnement acide de l’estomac, d’entrer dans la couche de mucus et de se fixer sur l’épithélium gastrique, où il y a un environnement neutre qui lui est favorable.

Il libère également de l’uréase, qui neutralise le pH acide de l’estomac et les toxines qui contribuent à la formation des ulcères. Le micro-organisme se fixe aux cellules muqueuses de la surface gastrique et réside dans la couche muqueuse, sans l’envahir. Elle se trouve de préférence dans l’antrum gastrique, où elle reconnaît les antigènes fucosylés de la membrane du groupe sanguin. Une fois sur place, Helicobacter pylori libère diverses toxines et enzymes, qui provoquent une inflammation chronique (gastrite chronique active), capable de modifier l’intégrité de la membrane.